Torrent de tourments...

13 décembre 2007

Lundi 10 décembre 2007

Je t'aime d'un amour si différent que l'amour lui-même n'oserait défier!! Jour de gloire ou amnésie populaire, je me sens si vague, comme à la traînée du monde...Tout cela pour dire que toute l'affection que j'ai soif de donner ne peut rester clandestine...Ces mots me viennent tel un tourment de vapeur omnibulant mes pensées à chaque instant, au fil d'un rythme saisissant et pourtant insaisissable. Mon amour je t'aime, je t'adore et je te dévore de tous tes charmes. Dès lors, je rêve de toi et moi; de nous dans un nuage de tendresse, de volupté tellement je suis toi, tu es moi...Donne moi l'amour promis, l'émoi attendu, l'élan perpétué par la délicatesse de tes caresses spontanées... Que j'aime te voir ainsi, si tendre et amoureux...Rend moi heureuse, aussi heureuse que de te voir heureux, le sourire aux lèvres, le rire au ventre, l'insouciance régnant dans une ambiance feutrée. Embrasse moi de tes désirs les plus fous, montre moi comment oublier mes souffrances et ne vivre que des nôtres côte à côte...Soyons ivres d'amour, gourmands de projets, débordons d'idées farfelues, amusons nous à rendre notre vie plus magique que dans les contes de fée. Oeuvrons pour un royaume à notre image, un monde inimaginable où nous vivrons heureux au milieu de notre tribu. Il ne sera pas parfait car la perfection me semble d'un ennui achevant!!

Mais qui sont ces individus assez égoïstes pour se permettre de juger autrui sous prétexte que leur expérience a fait le tour des angoisses précoces? Qui sont ces hommes capables de croire que leur sexe leur donne carte blanche? Qui sont ces femmes victimes de caprices et coupables de causer tant de souffrances autour d'elles? Je ne vois qu'eux, je ne suppose que leur présence puisqu'ils me cernent et me piègent dans une toile manipulatrice calculée depuis des siècles, bien avant ma naissance, bien avant ma première cuite, bien avant mon premier amour... Envie d'évasion mais je ne fuirai pas, je vous affronterai tous autant que vous êtes et ainsi je vous prouverai que je vaux bien mieux que vous tous réunis! Car je sais rester moi, je suis entière et entièrement dévouée à mes pulsions aussi démoniaques que angéliques... Je suis un ange tombé du ciel toujours à l'écoute pour mieux cerner le petit démon qui se rebellera dès le premier guet – apens. Je saurai vous toucher là où ça fait mal car je vous connais bien mieux que vous ne me connaîtrez jamais...

Alphonse Karr « Chaque homme a trois caractères différents: celui qu'il a, celui qu'il montre et celui qu'il croit avoir ».

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Dimanche 25 novembre 2007

no_perfectionBon nombre de jours ont défilé depuis, bon nombre de chamboulements...Me voilà de nouveau dans ma cambrousse, dans ce terrain vague...De retour au point de départ comme si je n'avais parcouru que le tour du pâté de maison histoire de me dégourdir les jambes... Quel fardeau de devoir assumer si ce n'est ma décision de quitter l'école, de quitter cette nouvelle vie oisive et de prouver que malgré mes erreurs, je peux me surpasser, je peux prouver qui je suis. Oui, je suis toujours cette petite fille hargneuse et gourmande qui veut croquer la vie comme on croque la pomme de Blanche Neige... Le petit oiseau croyait avoir grandi mais le petit oiseau est tombé de son nid. Si à 18 ans, vous pensez tout savoir de la vie, si vous croyez un instant vous connaître, laissez moi vous dire que même à 18 ans, où tout nous semble accessible si on y croit, laissez moi vous dire que vous ne savez rien, que tout peut changer, que tout peut arriver, car la vie est un fil incontrôlable, un terrain miné où en une fraction de seconde, tout peut changer, tout peut s'écrouler autour de vous... Ce chamboulement peut être révélé par tellement d'évènements différents et sensibles. Nous sommes tous l'objet du destin, les marionnettes d'un enfant qui fait, malgré notre volonté, tout ce qu'il veut de notre corps affeutré.

Malgré tout, même si je ne sais pas qui je suis, même si oui, en effet, j'ai toujours besoin de mère oiseau pour m'apprendre à voler, je ne désespère pas et je reste sans cesse en soif de découvrir de nouveaux rivages...

Et j'ai envie de dire, merci Maman de croire en moi, même si croire en moi c'est comme tester la cuisson d'une nouvelle recette hasardeuse... Merci de me redonner ma chance et de m'encourager dans une voie certes encore périlleuse, mais dans laquelle je sais que tu ne cesseras de me botter le train les jours de grève pour améliorer le trafic...

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Mercredi 26 septembre 2007

Mercredi 26 septembre 2007

Une journée de cours banale, rien à signaler si ce n'est que l'automne commence à se faire sentir...La pluie tombe sur la ville comme les larmes jalonnent mon visage poli par cette pollution agressive. 'Tout le monde en Haute-Saône est fier de toi, tu es belle, intelligente et surtout tu persevères!!' Voilà ce que j'entends sans cesse au bout du fil, comme pour m'encourager dans ma voie ou mieux m'enterrer dans un trou? Je ne sais si la mièvrerie de ses effets m'étouffera un jour mais c'est ainsi, j'avance à grands pas, du moins j'essaie... J'essaie de prouver à la vie et ses entraves que je ne suis pas 'cette pauvre fille insociable qui n'arrivera jamais à rien' comme le disait mon père pour mieux m'humilier devant la foule un soir de fête...Mais qu'en sera t' il dans quelques années? Ce père qui n'a jamais bougé le petit doigt pour sa 'fille', celui qui m'a humilié, qui m'a ignoré pendant près de 6 ans et ça continue encore. Le voilà désormais qui prétend la pauvreté, et achète une Audi en douce, qui abuse de son 'amnésie' comme un prétexte, comme une base à tous les malaises de sa vie, qui a préféré défendre sa 'pu**' plutôt que de chérir sa fille, qui elle au moins, faisait au mieux pour sa famille...Et je pourrais en cracher encore et encore jusqu'à mourir sur mon clavier...Mais amnésie faite, à mon tour (syndrome paternel, tout est certainement génétique après tout), rien ne me fait plus peur... Pas même cet homme que j'ai tant aimé et qui m'a tant battue, qui m'a tant menacé alors que je l'ai tellement chéri, qui a aimé me tromper alors que je l'adorais...Pas même cette drogue qui ronge mon frère depuis toutes ces années, pas même ce beau père qui se réjouit de briser le coeur de ma mère, pas même ce père qui me fait toujours souffrir, pas même devant vous qui essaierez toujours de me pulvériser comme une mouche sur un pare-brise...

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Mardi 25 septembre 2007

La journée s'achève après avoir écumer le sujet explosif de l'amour et ses déboires avec Nounours. Parlons de tout ce qui hante Lyon et ses rues, l'infidélité, le 'je m'en fous', la nouvelle vision que peuvent avoir bon nombre de gens malheureusement de plus en plus nombreux, comme un virus elle se propage parmi tous, parmi nous, parmi vous... Qu'en sera t' il dans quelques années? Tous le sida car tu l' auras malencontreusement trompé avec telle ou telle aventure un soir ou peut-être avais-tu un peu trop bu? Je fume ma clope en admirant la pérénité de cette mode que je pense désormais indestructible!! 'Tous le font alors pourquoi pas moi?' Voilà le refrain qui revient sans cesse comme un son de cloche à mes oreilles. L'amour n'a t' il plus de sens? L'amour n'existera t' il bientôt plus que dans les films comme un idéal que nous nous murmurons pour mieux jouer du désir, pour mieux abuser de la naïveté. Tout semble dérisoire et superficiel. Tout n'est rien puisque rien est un tout infini.

Les rues reflètent instinctivement cette idée de consommation précoce, on veut tout tout de suite, on consomme puis on jette. Hommes et femmes ne valent pas plus qu'un Klennex après une diarrhée de larmes! Le mystère sentimental s'étale peu à peu laissant derrière lui multiples espoirs détruits dans ces nuits de beuverie incessantes où tous cherchent à finir avec un semblant de 'Je t'aime', un semblant de tendresse, un idéal presque atteint, mais si vain. Le lendemain on se réveille auprès de l'inconnu, on essaie de se souvenir de son nom, du 'comment j'en suis arrivée là?', on prend timidement ses vêtements éparpillés dans toute la chambre puis on s'en va la gueule en friche, et le foie en vrac. Le teint pale nous rappelle l'idée de mort, l'idée qu'il n' y avait rien de sentimental, c'était juste du sexe, et on s'abstient de s'en vanter malgré tout ou alors on s'en vante pour évacuer le malaise qui règne en nous non fière d'avoir été un objet sexuel, un trou parmi tant d'autres, sali par le côté éphémère de l'acte animal.

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Lundi 24 septembre 2007

voilà 3semaines que je suis à Lyon, ville de la débauche en tous genres!!! Mais qui reste une ville à vivre, à exploiter de quelque manière qu'il soit!!!

voilà 2 semaines que je suis rentrée en école de commerce!! Aux premiers abords, des petits bourgeois à tout va, de la tecktonique plein les oreilles, et des fashions victims plein la vue...Mais dès le deuxième jour, j'ouvre subitement les yeux sur un monde inconnu et si vaste, de nouvelles rencontres, de nouveaux délires avec des gens qui me paraissaient si superficiels mais qui pourtant sont d'une simplicité inégalée! Je me suis alors rendue compte que ma campagne me laissait croire à des préjugés,que tous nous avions avant cette rentrée...

Cette ouverture d'esprit a tout d'abord commencé avec Regina ... fille aux allures punk mais totalement 'top' comme elle le jure si souvent!!!Puis mon équipe de travail et encore d'autres puis bien d'autres jusqu' à aujourd'hui...Dès lors que je vivais dans l'ombre de ma campagne aujourd'hui je ressens la subjectivité d'un monde fermé: celui de cette école!! Je me souviens du premier jour où John a proclamé fièrement; et du moins sincèrement, qu'une fois membre de cette école 'vous pourrez oublier tous ceux qui vivent désormais dans vos souvenirs'...'Foutaises' j'ai pensé alors tout haut mais pas si insensé que cela en a l'air!! Au bout de deux semaines et seulement deux semaines, j'ai peur d'en oublier mes valeurs mais aussi mes 'amis' qui ont partagé ma vie jusqu' à cette rentrée 2007: résultat d'une intégration précipitée ou aperçu d'un monde isolé de la réalité??

Voilà deux semaines que l'on enchaîne les soirées en boîte, entre amis, les bars, les dîners, à en oublier ce pourquoi nous sommes là: les cours!!!Et même si la pression a commencé à se faire sentir lors de cette conférence à l'espace tête d'or, nous restons dans l'amnésie du sérieux et du devoir!!! C'est peut-être alors pour cette raison que j'enchaîne avec ces quelques mots, ces quelques rien balancés à travers mes maux...

Aujourd'hui s'est annoncé comme une journée clé, après un week-end mouvementé, nous voilà tous en tailleur et costard pour assumer chacun notre tour, le projet de création d'entreprise basé sur nos propres innovations!! Retour à la réalité ou simple projection dans un avenir qui nous paraît si lointain mais qui pourtant se rapproche un peu plus chaque jour...

Je me sens alors si futilement futile comme une innocente coupable de sa propre culpabilité de se sentir innocente alors qu'en réalité elle est l'actrice de ce carnage. J'en viens à me poser des questions sur tout et rien mais surtout sur ce qui ne devrait mériter aucune remise en question: mon chéri avec qui je partage une passion depuis plus de 10 mois, mes amis que j'ai chéri et traité comme mes propres frères mais aussi mon mode de vie et la place que j'occupe dans cette société mouvante, animalière...

Le week-end d'intégration a plutôt été un calvers qu'une véritable éclate digne de ce nom! Des mecs collants, des poufiasses qui se prennent pour le centre de l'univers, des parrains et marraines qui vous proclament à bout portant 'Bizuuuuuuuuuut!! Flexion!!' Et pis quoi encore...Moi rebelle?T'as encore rien vu!! Bref un week-end qui ne méritait pas, ô loin de là ses 70 euros!!

Quant à jeudi dernier, la soirée s'est annoncé plutôt rêveuse...sous tous les angles! Une pré-soirée chez moi où 20 personnes ont hanté mon salon sous les regards agacés de ma colocataire, une soirée au Loft, la boîte branchée de tous les jeunes lyonnais, où j'ai pu me déchaîner atomisée par la Vodka sous le son dancefloor de la boîte auprès du strip teaseur avant d'enchaîner un battle avec des amis plutôt bons danseurs...Enfin, 4h30 sonne, il est l'heure pour Cendrillon de rejoindre son nid de poussière et c'est alors que prince charmant insiste pour je vienne dormir chez lui... Nous voilà 4 fétards dont moi même perdus dans son nid de coton ... Les petits pains au chocolat, un film puis A et M partent rejoindre les bras d'Orphée tandis que Prince Charmant et moi même passons cs dernieres heures à refaire le monde...j' en oublie alors mes quelques tracas, mes quelques pacotilles...10h, il est temps pour Cendrillon de quitter le palais de sa majesté pour aller astiquer l'appartement délabré par sa vingtaine d'invités!!! Je pars, non prête à attaquer un week-end débordant de voyages...Je nage dans du coton, j'en ai piqué un souvenir auprès du prince charmant...

Le week-end se déroule sans surprises, des dîners de famille, un plaisir de voir ma mère avec le sourire, une hantise d'apercevoir mon beau-père et sa face de rat, un frère plus en forme que jamais depuis sa dernière opération et une soeur toujours aussi jolie que gourmande. J'arrive à la gare, la tignasse dans ma barbe, un air râleuse, c'est parti mon kiki!Sur les coups de 21h, je pars rejoindre mon chéri loin de mes yeux et de ma peau refroidie depuis 2 semaines! Il fait la bouille, normal, on ne passera pas la nuit ensemble!Le lendemain s'annonce sous le soleil de Smallville où l'on jalonne ses rues ensoleillées avant de se réfugier dans mon doux lit d'enfant, comme avant, comme quand j'étais inconsciente de tout, insouciante de rien. Le bonheur de se blottir dans ses bras mais le mal aise d'une distance qui, même rapprochés, semble m'éloigner de lui quand même. Cela me rend morose et cela se fait sentir...

Fin du week-end, je rentre comme si je venais de partir, comme si tout cela n'était qu'un rêve, mon manque n'a pas eu le temps d'être soulagé, il se fait sentir comme omniprésent dans ma vie, comme conscient de mon hémorragie émotionnelle... Mon chéri me manque déjà comme si le temps avait joué contre nous, comme si il se nourrissait de nos larmes, de notre peine à écarteler chaque jour un peu plus notre coeur souffrant de notre séparation...

Et aujourd'hui la reprise, comme je l'ai expliqué précédemment, tous en tailleur, tous dans 10 ans... Ce soir une crêpe party s'annonce chez moi alors que mon équipe, Regina et moi même venons de sécher les cours.

Mais qu'en sera t'il dans 10 ans? Ou même dans deux mois? Tout a si vite basculé dans ma vie qu'il est probable que tout bascule à nouveaux en quelques mois ou même quelques heures. Certes, elle reste une question sans réponse, anodine la coquine mais le destin saura me guider dans sa quête au désespoir et à l'apprentissage.

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